BP s’offre son Photoshop Gate

Non content d’avoir à assumer la plus grosse fuite de pétrole de l’Histoire ainsi que les bourdes en série d’un patron maladroit, BP voit un nouveau cadavre sortir d’un placard pourtant bien fourni. Au coeur de la crise, le groupe pétrolier n’a eu de meilleur idée que de trafiquer, non pas une mais, deux photos présentant des opérateurs collaborateurs du groupe en pleine action.

Sur la première, un écran jugé un peu trop blanc a été comblé par une image, dupliquée depuis un autre moniteur.  Voyez plutôt :

La seconde photo incriminée montre également une salle de contrôle. C’est ici l’écran du fond qui a été détouré de façon approximative pour être remplacée par un autre visuel.

C’est un blogueur américain qui a révélé le pot-aux-roses alors que BP tentait désespérément de limiter sa perte de popularité en actant la démission de son patron et en promettant une entière transparence. Tony Hayward est bel et bien sur le point de quitter le navire, par contre pour la transparence, il reste quelques efforts à faire de la part du service communication.

Pour la petite histoire, BP a aussitôt retiré de son site les photos en question et refusé de s’exprimer à ce sujet.

Ne cherchez pas plus loin. Pour l’ensemble de l’oeuvre de BP, vous avez l’Epic Fail Communication de l’année.

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Toronto à Vancouver: Un frenchie vise 6000 km pour une bonne cause

Entraineur d’athlétisme il y a encore quelques mois, un frenchie a tout quitté pour suive un rêve en forme de caribou et au goût de sirop d’érable. Arrivé à Toronto en février 2010, c’est avec quelques rudiments de langage mais surtout une curiosité intarissable qu’Olivier s’est lancé dans un voyage initiatique en fond de quête de sens, qui n’est pas sans rappeler Into the Wild. On aurait d’ailleurs pu l’imaginer claquer la porte, baluchon à l’épaule, après avoir visionné ces 2h40 d’hymne à la liberté. On aurait pu… s’il avait eu le bagout de visionner l’œuvre de Sean Penn au moins une fois avant de s’envoler.

C’est donc une motivation personnelle, presque intime, qui l’a amené à arpenter les rues de Montréal, Québec, Boston ou encore New York pendant près de 2 mois. Au gré de ses découvertes et de ses rencontres, sa quête de sens individuelle a peu à peu pris une dimension universelle. Avril 2010, l’idée avait germé et le défi était lancé :  se lancer dans une levée de fond pour une association humanitaire… en parcourant à vélo les 6.000 km qui séparent Toronto de Vancouver par le Trans Canada Trail.

Objectif : récolter au moins 1.500 € pour Save the Children et arriver au bout de ce périple de plusieurs mois. Et pour ce faire, Olivier compte bien sur ses deux cuisses mais aussi sur les internautes qui ont la possibilité de choisir régulièrement ses futures destinations.

A chaque étape, Olivier propose plusieurs choix et se dirige vers celui ayant reçu le plus de suffrages. Une fois arrivée sur place, il alimente son site en commentaires, vidéos, photos et questionnaires insolites. C’est à chaque fois, l’occasion pour lui de partager avec ceux qui le supportent ou qui le suivent avec curiosité.

Entrez dans son aventure et faites-là partager à vos contacts en le suivant sur son blog : http://befreetochange.wordpress.com/ ou en participant à sa bonne cause.

Le spot gay-friendly de McDonald’s France fait débat

On se demande souvent pourquoi les Etats-Unis sont incapables d’importer nos produits culturels sans les américaniser au préalable. A travers sa dernière campagne, signée Euro RSCG, McDonald’s  nous donne un élément de réponse.

Souvenez-vous, les publicités « Venez comme vous êtes » avaient atteint leur paroxysme avec une publicité gay friendly où un adolescent caressait tendrement le visage d’un camarade sur une photo de classe tout en lui susurrant des mots doux au téléphone. A ce moment, le père arrive : « à ton âge, je faisais un vrai carton avec les nanas. Dommage qu’il n’y ait que des garçons dans ta classe… », mélodie de feu de camps, travelling arrière et jingle « pa dam pa pa pa ».

La publicité avait surpris, gêné, interloqué sans pour autant provoquer de réel débat. Et pourtant, l’homosexualité venait de faire son apparition dans la publicité mainstream d’un géant de l’industrie alimentaire. Cela n’a pas échappé  à la chaîne américaine Fox et à son animateur Billy O’Reilly. La vidéo fait actuellement parler d’elle sur le net.

1mn20 pendant lesquels le pauvre Billy O’Reilly tente tant bien que mal de dissimuler une homophobie apparente tout dispensant, ce qu’il estime être, des arguments d’autorité, tels que « Et pourquoi pas un spot Al Qaida friendly ? Venez comme vous êtes… et boum ! »

McDonald’s peut se féliciter de cette intervention : le méchant conservateur rétrograde vient de donner une image avant-gardiste et ouverte à la marque au « M » . Médias et associations ne se sont pas trompés de cible. Billy O’Reilly a détourné le centre du débat, au point qu’il n’apparait pas anormal que McDonald’s utilise à un moment donné l’homosexualité (ou plutôt la symbolique positive de la gay-friendly attitude) comme fond de commerce.

McDonald’s France peut donc se vanter d’une opération réussie et l’oncle américain Ronald peut remercier ses neveux hexagonaux d’avoir enfanté cette polémique aux US… au moment où 12 millions de verres contenant une substance toxique (le cadmium) ont été retirés des Happy Meal.

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Twitter, chiffres & faits clés

Vu sur WowEffect, un visuel reprenant les grands « facts & figures » de Twitter. Sans surprise, le réseau social poursuit son impressionnante progression et la France fait toujours parti des pays y étant toujours réfractaire.

Au passage, j’invite également à découvrir, sur le blog de Cédric Rainotte, un autre post intéressant baptisé « si nous imprimions twitter…« .

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En voiture contre les violences faites aux femmes

Au début du mois d’avril, Lancia s’était servi d’abribus classiques pour s’engager contre les violences faites aux femmes. La campagne l’est un peu moins, classique, en ce sens où elle permet au badaud d’interagir avec. Le principe est simple : si vous soutenez cette cause « appuyez sur le gros bouton du milieu ». Un compteur affiche alors en temps réel le nombre de sympathisants.

Si le fond, à savoir la cause, n’a rien de critiquable, au contraire (!), la forme l’est davantage. Appelez-moi maniaque mais il me semble maladroit en période post-grippe A (notamment suite aux différentes d’hygiène menées par les pouvoirs publics) de réaliser un tel dispositif. Quand on est la 2503ème personne à appuyer, on ne peut s’empêcher de se demander ce qu’ont touché avant les 2502 autres. Deuxième point : j’ai découvert en postant l’image sur cet article que l’annonceur était Lancia.

Soutenir une bonne cause et réaliser une opération de branding en même temps, pourquoi pas. Mais il convient de veiller à ce que la cause en question ne soit pas totalement déconnectée du coeur de métier ou de l’image de marque.